Thierry Watelet
Orateur au service de vos événements

COVID 19 – Leçon n° 8 – Le courage de ces femmes-la

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Son dernier selfie la montrait installée dans un TGV.  De l’anxiété voilait ses grands yeux noisette au-dessus de son masque. « Je viens de laisser mon fiancé en montant dans le train qui m’emmène au « front » à Paris.  Je pars pour cinq semaines grossir les rangs des infirmiers en réanimation de l’hôpital Bichat ».  Elle se prénomme Véronique.  Elle a 32 ans.

Les professions d’infirmier, d’aide-soignant et de technicien de ménage sont à plus de 90% exercées par des femmes.  Quand le virus est arrivé, elles ont dit au-revoir à leur famille, à leur conjoint, à leurs enfants.  Elles sont montées au front.  Avec leur silence et leur courage.  Très tôt le matin au côté des patients et jusque tard le soir.  Debout, à trottiner, courir, soigner.  Elles débordent de gestes techniques et de bienveillance. 

Elles ont tenu.  Elles tiennent.  Elles tiendront.  En dépit de la peur constante d’être contaminée et de l’immense fatigue qu’elles accumulent.  Elles se battent aux confins de la vie, pour empêcher la fatalité.  Parfois, elles perdent un, cinq, dix patients par jour. Elles sont le dernier visage, le dernier sourire, le dernier au-revoir.  Elles rentrent chez elles avec le moral lourd de ces départs.  Dès l’aube nouvelle, elles reprennent la lutte. 

Elles rendent l’hôpital ou l’Ehpad plus grand qu’à l’habitude.  Elles ne marchandent pas la grandeur.

Il faudra un jour se souvenir du courage de toutes ces femmes-là.  Elles se battent, visage masqué et mains gantées, en blouse bleue derrière des visières.  Elles sont nos stars, nos héroïnes.  Chacun de leur nom mérite de briller en première page des magasine.  Il faudra beaucoup d’injustice pour les oublier quand viendra le temps d’élire l’homme de l’année.   Aucune star de cinéma, aucun chanteur, aucune Nabila, aucun joueur de football n’a jamais atteint les podiums où elles travaillent quotidiennement. 

Je rêve que les magazines « people » fassent des records de vente lorsqu’on les mettra en couverture.  Je rêve qu’on les acclame un jour sur les Champs Élysées.  Je rêve qu’on reconnaisse leur valeur au-delà d’un salaire à peine supérieur au smic.

Toute notre admiration et notre gratitude au courage de ces femmes-là.

 

Veillez sur vous.

Vous veillerez sur nous.


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